Timtimol

Association pour la langue et la culture peules

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Compte rendu de la Journée d'études peules "Autour de la transmission culturelle peule 2", 31 mai 2011- Inalco

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Cette journée s’inscrit dans la continuité des réflexions entamées lors de la première journée organisée par Timtimol sur ce sujet le 16 juin 2009 (voir CR sur le site). Elle a réuni de nombreux intervenants et un public attentif et passionné dans une ambiance cordiale. Cette rencontre a permis des discussions d’une grande qualité qui soulignent l’importance de la question.

En effet, la transmission culturelle nous interpelle car elle est difficile :

– Entre le retour nostalgique sur un passé révolu et perdu à jamais, ou, au contraire, l’abandon de tout contenu « traditionnel » face à la « modernité », comment définir la transmission culturelle ?

– Comment valoriser la langue alors que, généralement, elle n’est pas enseignée au niveau scolaire en Afrique ?

– Comment la faire connaître aux enfants de la diaspora ?

Ce sont là quelques questions qui soutendent la réflexion centrée sur la littérature et la linguistique peules, mais également sur les nouveaux medias comme moyen de communication et de transmission, les trois axes de cette journée.

Les interventions ont été filmées et seront disponibles sur site. Le compte-rendu intègre les résumés rédigés par les intervenants.


La première partie de la journée a réuni quatre communications sur la littérature. Elle a été ouverte par la conférence de Christiane Seydou, spécialiste bien connue de la langue et de le littérature peule dont elle a édité plusieurs volumes (voir bibliographie).



Christiane Seydou (CNRS, LLACAN)

L’épopée peule du Massina (Mali)


Au Mali, le Massina offre un terrain privilégié aux points d’ancrage les plus prégnants de la culture peule : le pastoralisme, l’islam et la langue, qui sont favorisés par la situation géographique, historique et linguistique de ce peuple. Les lignes de force de l’expression littéraire se confondent avec ces points d’ancrage et alimentent outre une activité poétique variée dans les domaines tant profane que religieux, une abondante production épique liée à l’histoire des derniers siècles et dont la vocation est la représentation et la perpétuation du pulaaku, cette idéologie identitaire dont la composante principale est un sens aigu de l’indépendance et de la liberté de la personne tant vis-à-vis d’autrui que vis-à-vis de ses propres exigences et contraintes. En illustration sont présentés les deux derniers recueils de récits épiques publiés : L’épopée peule de Boûbou Ardo Galo, héros et rebelle, qui est représentatif de l’époque mouvementée de l’instauration de la Dîna (empire centralisé et unificateur sous la loi de l’islam, première moitié du xixe s.) et Profils de femmes, qui regroupe une théorie de figures féminines héroïques. Tous ces récits épiques fournissent à travers la valeur iconique de leurs personnages qu’ils soient masculins ou féminins, une sorte d’archétype culturel sublimé dans lequel tout Peul peut reconnaître ses racines et identifier le type de comportement idéal et… idéel qui l’identifie comme Peul.





Alpha Barry (Université de Franche-Comté, Besançon)

Rhétorique du discours épique peule du Fuuta Jaloo (Guinée)

 

Dans la culture peule l’éloquence rhétorique s’organise autour des genres narratifs (conte, mythe, épopée, etc.) et des genres non narratifs (proverbes, devise…). Cette catégorisation, qui définit des types de textes distincts, fonctionne sur le plan discursif dans une mixité de genres. Les genres narratifs – comme l’épopée – généralement hétérogènes font partie d’un patrimoine verbal conservé par la mémoire collective et transmis de génération en génération par la voie orale. Ces textes, qui sont l’apanage de professionnels de la parole constituent un fond culturel ou des savoirs encyclopédiques sédimentés au fil des âges. Ils sont ancrés dans l’ensemble du contexte sociohistorique, socioculturel et donc dans l’idéologie en tant que fondement de la superstructure d’une civilisation et d’une culture données.

L’affirmation du statut social du griot, spécialiste de l’art oratoire et médiateur social, est liée à l’émergence de l’Etat peul du Fuuta Jaloo (Guinée) structuré en classes sociales distinctes. Les fonctions idéologiques et politiques dévolues à la caste des griots participent des mécanismes de reproduction des rapports sociaux de production.

L’éloquence épique, forme de ritualisation collective, est un art oratoire spécifique proféré sur un ton solennel dont la dynamique se mesure à sa variabilité due en grande partie aux nécessités de reproduction perpétuelle de ce patrimoine culturel. Contrairement à une doxa tenace qui catalogue la transmission de la mémoire comme une reconduction mécanique, l’énonciation d’une épopée n’est pas synonyme de récitation d’un texte statique mémorisé devant un auditoire passif. Au contraire toute performance orale est une réactualisation de la mémoire en fonction des circonstances socioculturelles du moment. Dans cette optique, le griot – orateur épique – dispose d’un savoir (encyclopédique) de base à partir duquel il recompose son récit en fonction de ses talents, ce qui justifie en partie la variabilité qui découle à la fois des prestations oratoires de l’orateur et de la performance de l’énonciation.

L’épopée qui relève du genre épidictique montre que ce n’est pas un texte homogène. L’hétérogénéité de ce genre se pose en termes de proximité illocutoire entre l’éloge et la prière épidictique qui comprend : l’invocation divine (bénédiction et imprécation), le serment, le juron, etc. En envisageant la problématique autrement, l’analyse rhétorique de l’épopée consiste à appréhender le mode de fonctionnement dans la trame narrative de l’éloge, du blâme et de l’amplification.

 

 

Oumar Ndiaye

Le pekaan, poésie épique des pêcheurs du Foûta-Tôro (Mauritanie et Sénégal)


 La société pulaar du Foûta-Tôro est très stratifiée. La plupart des castes qui la composent vont développer des formes littéraires spécifiques. Ainsi à coté de genres tels que les contes, les proverbes ou les devinettes communs à l’ensemble de la communauté, on retrouve des manifestations littéraires qui sont propres à chacune des castes qui les produisent.

Les pêcheurs (subalße, singulier cuballo) sont l’une de ces divisions sociales et le pekaan, leur expression littéraire, sert à affirmer et à exalter l’identité intrinsèque de ce groupe. Les chants traitent de la corporation et mettent toujours en avant la prééminence des pêcheurs sur le fleuve. Les principaux antagonistes de l’homme sont le crocodile et l’hippopotame qui n’apparaissent jamais comme des animaux ordinaires.

La figure emblématique de Guellâye a innové le genre qui était constitué essentiellement de poésie descriptive. Le célèbre artiste a pu se servir des histoires existant dans la conscience collective des pêcheurs pour les développer, les embellir et en faire une composante à part entière du pekaan. Ces textes narratifs présentent la particularité d’être énoncés sans accompagnement musical (voir la thèse d’Oumar Ndiaye soutenue en décembre 2010 à l’INALCO).



Mélanie Bourlet (INALCO/LLACAN)

L’émergence de l’écriture littéraire en poulâr


Mélanie Bourlet a présenté quelques-uns des résultats de sa thèse soutenue en décembre 2009 à l’INALCO qui porte sur l’émergence de la littérature écrite en  pulaar (Sénégal/Mauritanie), l’une des variantes dialectales majeures du peul.

La thèse analyse dans la première partie l’articulation entre l’histoire, la sociologie, le contexte politique ainsi que le statut de la langue peule par rapport à l’écriture littéraire en alphabet latin. Celle-ci s’organise en deux périodes. La première phase (1960-1989) est centrée sur l’appropriation de la langue par les intellectuels intégrant la culture dans leurs revendications nationalistes. La deuxième phase qui se prolonge jusqu’à nos jours voit l’émergence de nouveaux écrivains qui se sont appropriés l’écriture et l’ont désidéologisée, et qui sont moins politisés et plus attentifs à la question du statut de l’individu dans une société en mutation. 

La deuxième partie porte sur la création littéraire elle-même : une soixantaine de textes (essentiellement prose et poésie) a été recensée lors de plusieurs enquêtes au Sénégal et en Mauritanie. Face à cette abondance, le choix a été fait de centrer l’analyse sur la prose, plus particulièrement sur quatre romans de la deuxième période, afin d’illustrer la richesse des écritures à travers des auteurs déjà bien connus : Yero Dooro JALLO, Nidkkiri Joom Moolo (Ndikkiri le Guitarriste), 1981 ; Ibraahiima DEM, Sahre Goongo (Le Monde de la Vérité), 1997 ; Saydu Bah, Sammba Jallo. Moni fof et feccere mum (Sammba Jallo. Chacun sa destinée), 2005 ; Mammadu Abdul SEK, Ngayngu Gili (L’Amour-Haine), 2004.

L'ensemble du travail s'articule autour d'une notion fondamentale : celle d'intensité, qui fait avant tout référence à la dimension politique de la littérature pulaar. La communication a mis en avant quelques-uns des éléments constitutifs de cette intensité, et présenté en guise de conclusion quelques-uns des enjeux méthodologiques et théoriques que le cas de la littérature pulaar pose pour l'étude de ce qu'il est commun d'appeler « les petites littératures », notamment pour celles écrites en langues africaines.


*


La deuxième partie de la journée était consacrée aux études linguistiques.


Aliou Mohamadou, Mamadou A. Seck, Oumar Déme

Duusirde. 100 textes en pulaar pour vous accompagner au Fuuta-Tooro (Mauritanie, Sénégal et Mali)


Oumar Déme n’a pas pu participer à la présentation de cet ouvrage de 245 pages qui réunit une centaine de textes en pulaar accompagnés de leur traduction en français ainsi que d’un lexique dédié. Cet ouvrage est le résultat d’une coopération entre acteurs du terrain et universitaires pour présenter un outil pratique destiné en premier lieu aux locuteurs de la diaspora, mais également à tout apprenant de la langue.

Duusirde est en effet un recueil de textes en pulaar  qui voudrait accompagner le débutant dans son voyage à travers le peul, en commençant par le Fuuta-Tooro (Mauritanie, Sénégal et Ouest du Mali). Il cherche à répondre aux nombreuses demandes de divers publics adressées au Kjpf (Kawtal Janngooße Pulaar-Fulfulde – Association pour  la promotion de la langue et de la culture peules) : personnes nées à l’étranger de parents peuls, ou en situation d’interculturalité, ou simplement non-poularophones qui, pour une raison ou une autre, s’intéressent au pulaar.

Une introduction élémentaire à la grammaire peule précède les cent textes qui composent le livre. Ceux-ci sont regroupés thématiquement, chaque texte faisant l’objet d’une traduction séquencée.

Le lexique de plus de 1.700 entrées illustrées par de nombreux exemples tous tirés des textes est proposé au lecteur pour pallier la carence de dictionnaire propre à la variante dialectale dont relèvent les données réunies dans l’ouvrage.

L’ouvrage s’inscrit dans la continuité d’une coopération fructueuse qui a abouti à la publication de Payka, un recueil de proverbes en pulaar, et de Kulle ladde, un ouvrage illustré sur les animaux sauvages destiné aux enfants (voir « Publications »).



Aliou Mohamadou (INALCO/LLACAN)

Le verbe en peul : formes et valeurs


Aliou Mohamadou a évoqué dans cette brève communication sur l’analyse du système verbal en pulaar l’importance d’articuler recherche et souci pédagogique. Ce sont en effet les questions des étudiants sur la grande variété des formes verbales du pulaar  qui l’ont amené à concevoir cet ouvrage.

Le projet s’intéresse au verbe, à sa morphologie, à son interprétation et aux questions orthographiques liées à ce constituant syntaxique qui occupe une place privilégiée dans la prédication. L’objet est avant tout de décrire les faits avec en arrière plan une préoccupation didactique et pratique, dans un programme qui est simple : il s’agit de décrire le verbe dans sa globalité, et non plus tel ou tel aspect pris isolément que l’on écraserait sous le poids de considérations théoriques lourdes.

Plus concrètement, il s’agit de répondre à ces questions : étant donné le verbe en peul, comment se présente-t-il dans l’une des principales variantes dialectales de cette langue, le pulaar du Fuuta-Tooro ? Quelles sont les formes verbales que l’on peut distinguer dans cette variante ? Quels en sont les valeurs et les emplois ? Quels sont les modèles de conjugaison que l’on peut proposer pour chacune des formes compte tenu des radicaux et des flexions qui les marquent ?

L’ouvrage doit sortir avant la fin de l’année 2011 aux éditions Karthala.



Abdourahmane Diallo (Université Goethe de Francfort)

Essai de comparaison des variétés peules
du Maasinankoore et du Fuuta Jaloo


Dans cette contribution ont été de présentées les particularités dialectales qui différencient les dialectes peuls du Fuuta Jaloo (F. J.) et du Maasina. L’objectif est d’offrir aux locuteurs des deux variétés linguistiques des clés de lecture et/ou de réception leur permettant d’avoir un accès plus aisé aux productions orales (radio, télévision, chansons, cinéma) ou écrites (messagerie électronique, journaux, ouvrages édités etc.) diffusées en peul, vu l’intensité des échanges et les nouvelles possibilités de communication qui s’élargissent de plus en plus.

L’analyse a porté tout d’abord sur des particularités structurelles des deux parlers en présence. Ensuite des catégories lexicales, tout autant que des entités morphologiques ou morphosyntaxiques, ont été identifiées à partir des corpus de productions écrites et orales du Maasina, la priorité ayant été mise sur le paramètre communicationnel émission-réception. La perspective choisie est celle d’un récepteur issu du Fuuta Jaloo dont Abdourahmane Diallo est lui-même locuteur natif. Les productions écrites sur le Maasina sont tirées d’un côté de l’ouvrage de Christiane Seydou (1976) La geste de Ham-Bodêdio ou Ham le Rouge[1], et de l’autre d’une contribution de Belko Muusa Bari (Janvier 2010)[2] « Sifaaje in∂e men yogaaje ley finaa-tawaa men », parue dans Kibaaru, un périodique fulfulde de Bamako. Les productions orales proviennent d’entretiens effectués avec des familles peules originaires du Maasina (Maasina centre et de Haayre) vivant à Bamako.

L’analyse a montré qu’en plus de l’emprunt lexical, tous les autres domaines de la langue sont, à des degrés divers, concernés par ce phénomène de diversification dialectale. A mentionner entre autres : dans la phonologie la disparition en F.J. de l’alternance consonantique au niveau du verbe, la nasalisation ou vélarisation des voyelles précédant une nasale finale ; au niveau syntaxique l’apparition dans la variété du Maasina des énoncés dont la structure est similaire à celle de l’adstrat véhiculaire mandé qu’est le bambara. Dans la morphologie nominale il y a une légère différence dans l’inventaire des désinences de classes et l’appariement de celles-ci aux bases nominales, entre autres les classes du diminutif (ngel (sing.) vrs. kun et ngel ; kon (plur.) vrs. koy), et de la classe (ngii vrs. ngu). Dans la morphologie verbale des divergences apparaissent au niveau des voix (active, moyenne ou passive), de l’encodage des extensions verbales ainsi que dans la flexion aspectuelle (-ike vrs. iima). Le glissement de sens et les constructions figées font également partie du répertoire des particularités linguistiques auxquelles les locuteurs des deux dialectes sont confrontés. Parmi les grands défis à relever pour le récepteur (lecteur ou auditeur), et qui est surtout déterminant ici, il y a la récurrence de ces dissimilitudes, qui donne une impression de masse, même si du point de vue structurel, ce sont les mêmes phénomènes qui se répètent. L’indexation et la clarification de ces diversités – en somme limitées et pour le moment encore bien saisissables – permettent aux locuteurs-récepteurs d’avoir des clés leur facilitant l’accès aux variétés dialectales respectives.

 

*


La dernière partie de la journée était l’occasion de projeter deux films, l’un d’Henry Tourneux, le deuxième, enocre inédit, de Pierre Amiand. La projection était précédée d’une brève évocation de l’intérêt d’utiliser les nouveaux moyens de communication dans la transmission culturelle.


Ursula Baumgardt, Marie Lorin (INALCO/LLACAN)

Rôle et utilisation des nouveaux médias dans la transmission culturelle


Cette communication à deux voix réunissant expérience et jeunesse a souligné que les possibilités offertes par les nouveaux médias sont de plus en plus utilisées au niveau de la recherche. En témoignent, par exemple, des travaux en littérature orale qui contribuent à la constitution de précieux corpus filmés, difficilement réalisables il y a seulement vingt ans.

Si au niveau de la transmission culturelle, le livre classique imprimé sur papier reste un support indispensable, on peut avoir recours à ces moyens techniques modernes à la fois pour valoriser le patrimoine culturel et pour y faciliter l’accès. Ainsi, un film de bonne qualité mettant en valeur les pratiques culturelles liées à l’oralité, par exemple, permettra de relativiser l’idée qu’il s’agit d’une culture « à qui manque l’écriture ». De même, accompagner un ouvrage comme Duusirde ou Kulle ladde par l’enregistrement du son aidera à l’acquisition de la langue. Par ailleurs, on peut utiliser le support électronique dans la transmission du savoir en créant des outils pour faciliter la lecture et l’écriture ainsi que l’intercompréhension dialectale. L’élaboration de tels documents intervient à son tour dans l’instauration d’une pratique orthographique commune.



Henry Tourneux (CNRS/LLACAN)

Film : Danser pour les génies




Nous sommes au Cameroun en février 1993, à la limite nord-ouest de la ville de Maroua.
A la suite d'un grave traumatisme affectif subi au début de son adolescence, Asta s'est retrouvée possédée par une cohorte d'une dizaine de génies.
Goggo Jaara, sa vieille amie, possédée elle aussi, est douée d'un pouvoir de médium, qui lui est conféré par certains de ses génies. Au cours de rêves nocturnes, elle a pu connaître progressivement l'identité des génies qui perturbent Asta.
Pour les apaiser, il faut qu'Asta leur consacre périodiquement une semaine entière, au cours de laquelle elle dansera chaque jour pour eux. Les séances sont constituées d'un enchaînement de danses, dans un ordre préalablement convenu avec le médium et le musicien.
Afin de satisfaire à ces exigences, Goggo et Asta ont pris rendez-vous avec Aamadu, un joueur de vièle monocorde, spécialiste de la musique des génies. Ils se retrouvent tous à proximité d'un grand tamarinier, dont tout le monde sait qu'il sert de reposoir à de nombreux djinns, que l'on appelle en langue peule ginnaaji.



Auteur scientifique, prise de vues : Henry Tourneux ;
Montage : Arghyro Paouri ;
Voix off : Henry Tourneux ;
Musique : Aamadu
Production : Langage, langues et cultures d''Afrique noire (UMR 8135 - LLACAN)
Cultures, langues, textes (UPS 2259 - CLT)

Titre : Danser pour les génies ;
Date de production : 2011
Durée : 00:34:19:09

http://www.sudplanete.net/?menu=film&no=12012



Pierre Amiand

Fantang ou Les trois frères peuls

 


 

Pour les Peuls de l’extrême ouest africain, le Fantang est un air de musique, mais aussi un mythe qui relate l’origine des liens qui unissent toujours trois des groupes socioprofessionnels de la société peule.

Après l’évocation des trois frères mythiques, le film parle de la vie de leurs descendants : les boisseliers, les pasteurs et les griots, dans un village de l’ouest du Mali et au cours des transhumances vers le sud, plus humide, et vers le nord, aux confins du désert.

Le film, qui mérite une très large diffusion, sera accessible au public très prochainement.



Ursula Baumgardt, 4 juillet 2011



[1] Seydou, Christiane (1976). La geste de Ham-Bodêdio ou Ham le Rouge. Paris:  Armand Colin.

[2] Belko Muusa Bari (Jan. 2010). « Sifaaje ine men yogaaje ley finaa-tawaa men » in Kibaaru, 288: 3.